Les économies nationales subissent la crise la plus grave de leur histoire depuis 1929. Les grandes puissances ont compris qu'une restructuration profonde est en cours. La plupart de ces pays sont entrain de réviser leurs stratégies. Chaque pays a un schéma plus ou moins différencié dans la conception, la communication et l'exécution de ses choix stratégiques. Les ressources humaines et les institutions publiques et privés des pays développés ont atteint un niveau de performances qui permet de mener avec beaucoup moins de problèmes les options retenues.
Les pays immergeant (l'Inde, la Corée, le Brésil, etc.) sont intégrés au sein de grands blocs qui facilitent leurs choix stratégiques et augmentent leurs chances de réussite.
Pour notre pays, l'Algérie, on continue à réagir intuitivement, on s'est déconnecté de la science et des expériences vécues, on réagit de la
même manière, sans changement aucun, avant et après la crise. Aujourd'hui, on parle de plan de relance et d'appui à ce même plan de relance, mais on parle aussi d'effacer les dettes des entreprises à qui on a déjà effacé plus d'une fois dans le passé. On parle d'une stratégie industrielle, la recette miracle, les spécialistes savent qu’il est quasiment impossible de réussir une stratégie sectorielle en l'absence d'une stratégie globale. Après des années d'attentes des investisseurs étrangers pour privatiser l'ensemble des entreprises nationales (+1200 entreprises programmées pour la privatisation) et la destruction annoncée du tissu industriel publique, les autorités se rendent compte aujourd'hui que le développement ne peut venir que des nationaux privés et publiques.
L'Algérie a décidé cette fois-ci de s'attaquer à la problématique de la production nationale en mettant en place une nouvelle approche de développement et de promotion.
Pour ALIECO Côte Rouge qui active dans des secteurs stratégiques tels que l'eau et l'énergie, la préférence nationale est une bonne opportunité, d’autant plus qu’elle est spécialisée dans la réalisation des équipements hydromécaniques (fabrication et montage) et aussi de pièces spéciales pour les mégaprojets de transferts.
ALIECO Côte Rouge n'a bénéficié d’ aucun assainissement ou effacement de dettes. Néanmoins, elle a pu s'adapter à ce nouvel environnement sur ses fonds propres.
Pour le secteur de l'eau, le programme (2010-2014) est très ambitieux avec 20 barrages en plus des mégaprojets de transferts. Le ministère des ressources en eau a confirmé plus d'une fois que la réalisation des barrages sera exclusivement algérienne.
Espérons que ces mesures soient suivies d’effet pour le plus grand bien de notre économie.