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Kerrada, la dernière travée |
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Montage de la Passerelle: Pari Tenu !
La sixième et dernière travée de la passerelle du barrage de Kerrada vient d'être montée assurant la jonction avec la tour de prise. D'aucuns prédisaient l'incapacité d'Alieco à réaliser ce montage. Les équipes de montage sur le terrain ont démontré le contraire.
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| Les grues sont prêtes, on fixe les élingues. |
C'est samedi 10 octobre au matin qu'à été entamé le montage du dernier élément de la passerelle. Deux jours plus tôt, la deuxième grue (la 220 T) était arrivée sur le chantier. Comme pour les précédentes opérations, deux grues étaient nécessaires pour hisser cette dernière portion métallique à 50 mètres de haut.
Pour la circonstance, le P-dg d'Alieco, M. Lakhdar Barkat, s'est déplacé sur site pour assister à l'opération de montage. C'est dire toute l'importance de ce projet et de sa réussite aux yeux du premier responsable d'Alieco.
8h30. Les équipes sont sur place. Les grues s'apprêtent aux manœuvres. On chauffe les moteurs. Premier couac: l'une des grues a un problème avec sa flèche téléscopique. Son système hydraulique est bloqué. Les techniciens s'affairent à résoudre le problème qui, s'il venait à persister, signifiait que l'opération de montage n'aurait pas lieu aujourd'hui.
1h30 plus tard. Dans l'assistance, on retient son souffle. Et quelques lueurs d'inquiétude. Soudain, miracle! Le bras se tend, la grue tournoie et la flèche semble partir à l'assaut du ciel. L'opération de montage peut commencer.
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Les élingues sont accrochées à l'armature métallique et fixées aux crochets des câbles des deux grues qui vont la hisser dans un mouvement synchronisé vers son emplacement définitif. Les équipes de montage d'Alieco ont déjà pris la nacelle et attendent qui, sur la tour de prise, qui sur l'extrémité de la passerelle, l'arrivée de ce morceau de jonction tant attendu.
L'ascension dure quelques minutes. On remarque même le fléchissement normal des flèches des deux grues. Réaction normale, un peu à la manière d'une canne à pêche quand l'hameçon accroche un poisson. Sauf qu'ici ce sont les lois de la pesanteur qui sont de mise.
Enfin, l'ossature métallique arrive à hauteur de son emplacement. Ici, la manœuvre est plus délicate. Plus précise. Plusieurs tentatives d'insérer cette dernière pièce dans son emplacement échouent. Au bout de quelques minutes qui semblaient interminables on a l'explication: quelques centimètres en «trop» empêchent la structure de s'insérer dans son emplacement entre la passerelle et la tour de prise. Quelqu'un ose même ce qui ne peut s'apparenter, après réflexion, qu'à une boutade: « Ce que je craignais est arrivé. Faudra peut-être envisager de rapatrier la structure aux ateliers à Alger...» On parle de 15 cm en plus...
| La passerelle définitivement montée. |
| MM. Laïdi, Aït Akkache et Barkat: satisfaction ! |
En vérité, la structure en question ne peut en aucun cas être plus longue de quelques centimètres dans la mesure où elle a été réalisée sur la base de plans rigoureux et justes. S'il y a une erreur dans les calculs, elle ne peut émaner que du génie civil.
Dans cette situation de flottement qui durent de longues et interminables minutes. Les éléments d'Alieco ne se laissent pas désarçonner et reprennent la situation en main. D'abord, il s'agit de quelques millimètres (15 mm) et non de quinze centimètres, à la base de la structure au point d'achoppement avec la tour de prise. Ensuite, pour qui connaît les équipes de montage d'Alieco, il n'est pas question que la structure redescende avant qu'on ne trouve une solution. Encore moins qu'elle ne retourne sur Alger...
Trois quart d'heure plus tard, ces quelques millimètres étaient arasés entre ciel et terre et la structure a retrouvé son emplacement logique et définitif. En bas, la satisfaction étaient visible sur tous les visages. A commencer par le P-dg d'Alieco. En haut, on s'atelait à boulonner cette dernière structure au reste de la passerelle et à la tour de prise.
A Kerrada, le plus dur venait d'être réaliser.
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